Après week-end 13 14 juin 2009 - 2 PDF Imprimer Envoyer

-1Après le week-end « marcellais » des 13 et 14 juin 2009

 

Etre à trois, deux hommes et une femme, avec un homme ayant un long passé « sexuel » et S/M.

Je raconte quelques scènes. L’attente de Marcel au shoushou, l’idée au fil du temps que peut-être il ne viendra pas, il s’est trompé de date, ou a mal compris, ou a eu un empêchement et ne peut pas nous contacter.

Et puis l’apparition au vestiaire, avec Pauline. Marcel qui se met en tenue, string « fétichiste » dira-t-il plus tard (il y a donc des strings de différents types: fétichiste, échangiste, hétéro, homo, S/M etc…), des bracelets de cuirs aux poignets et aux chevilles, un collier très beau, clouté…

Plus tard, Marcel qui danse au milieu de tous. Tu me diras plus tard aussi qu’on était les hommes (dés)habillés les plus « particuliers », mi allure de soumis dans les accessoires, mi allure de mecs zarbis…(J’ai un pantalon en vinyl, des hauts talons, du vernis noir aux ongles des pieds et des mains, je suis maquillé genre Ramstein, et torse nu j’ai des scotchs noirs en croix sur les « seins », une ceinture cloutée à laquelle sont attachées des bretelles noires piquetées de blanc. Ah ça oui, on a fière allure tous les trois, avec toi, ta jupe volante qui ne cache pas tes fesses barrées d’un porte-jartelles qui enveloppe des tes fesses, et un haut noir qui découpe tes seins, et tes cheveux dressés façon punk…

 

Après la cérémonie d’anniversaire sur le podium, on monte faire un tour. Je ne raconte pas ici tout cela ( cf shoushou.be, rubrique « philosophie », « après la soirée du samedi 13 juin 2009 »).

Marcel dort chez toi avec nous. Il est vraiment « tard », et on sait qu’on aura du temps le dimanche. On s’endort à trois, toi au milieu, mais plus tard tu pars dans une chambre libre, pour mieux dormir.

Quand je me réveille, je me retrouve avec Marcel, pas tout à fait dans ses bras, mais nos pieds qui se touchent sans se retirer… Je me lève en premier, et un peu plus tard Marcel descend, nu. Il me demande si je veux qu’il vienne avec moi quand je lui dis que je vais acheter des croissants, et finalement il m’attend dans le noir, volets fermés.

Café, petit déj… On parle sans arrêt, je ne sais plus de quoi, mais je me mets à parler à Marcel du mécanisme « psy » où on voit quelqu’un se faire répétitivement rejeté et à rejeter tous les gens prêts à l’aimer ou simplement à l’aider, sans doute par l’angoisses suscitée par cela qui vient contredire une image de soi dévalorisée, dans un contexte abandonnique ou envahissant. Je dis que le S/M est peut-être parfois un exorcisme de cela. Un « sexorcisme »…

Tu dors encore. On se retrouve Marcel et moi dans ton lit. Je m’aperçois que je peux toucher Marcel, l’embrasser, le caresser, le sucer. Je suis avec un homme dans ton lit, je peux jouer sexuellement avec une autre personne dans ton lit, et c’est possible, tu le voudras bien, c’est assez invraisemblable, je crois bien que c’est la première fois que cela m’arrive comme cela. Naturellement.

Naturellement Marcel se laisse bien faire. Il se laisse tripoter partout, il bande, et moi aussi. Je le suce, je suce ses anneaux, je ne sais plus où donner de la tête et de tout le reste… Je ne résiste pas à venir voir si tu es réveillée, à côté. Tu te réveilles doucement, j’appelle Marcel pour qu’on assiste au lever de la reine à son réveil, le jour de son anniversaire. Plus tard j’enrubannerai Marcel en reliant tous ses anneaux des rubans que tu avais prévus pour…

Après, je ne sais plus. Je crois que je me douche, vous restez tous les deux dans ton lit et on recommence (ah oui, l’épisode imprévu où un de tes enfants entre dans la maison sans prévenir, créant un peu de panique…).

Je redescends plus tard, vous laissant seuls continuer la baise, je prépare un petit repas, on mange à moitié nus, avec des bougies, champagne… Tout est « normal »…

On remonte baiser. C’est normal! J’encule Marcel avec ma queue, mais je redeviens lucide avant de jouir, je sors juste à temps. « Vraiment des pervers » dit plaintivement Marcel peut-être déçu. Mais on y arrivera bien un jour, pas d’inquiétude… On te suce sous toutes les coutures tous les deux en même temps, ça n’a pas de fin, il y a une sorte de chimie qui circule entre nos corps, de la pure baise, jubilatoire. On ne sait pas d’où cela vient, mais c’est bien là, la possibilité d’une jouissance qui n’en finit pas, qui est en nous, qu’on peut aller chercher au fond de nous. On alterne avec des pauses, où on parle et cela nous réexcite.

Marcel parle avec émotion d’une scène avec Pauline, Christine et Roxane, il y a plusieurs années, où Pauline est sodomisé, mais est très tendu, et puis finalement « lâche », et depuis est ouvert. Marcel a les larmes aux yeux en en parlant, il le remarque…Ah tiens, il n’y a pas que nous qui pleurons d’ émotion de ces moments … Ouf…

 

Au retour de Bruxelles où nous reconduisons Marcel dans un état un peu second, on parle de cette baise continue que l’attention, la disponibilité, la passivité active de Marcel, passant de l’un à l’autre de nous deux, contribue sans doute de faire sortir.

Marcel devrait se louer aux couples, il est un élément « neutre » qui permet d’activer des places érotisées. Neutre, mais pas absent ni insensible. Au contraire. Marcel nous dira en passant, que nous réactivons sa libido de façon un peu imprévue.

En fait on devrait se louer à trois : « Trio à louer, pour traitement favorisant l’excitation continue, perversion polymorphe oubliée réactivée. Grand potentiel ludique. Contre-indication : névrose et identités sexuelles binaires… »

Je reviens avec l’impression d’un espace interne, intime, élargi, réénergisé.

Tu me dis dans la voiture qu’on doit pouvoir orienter tout cela dans des jeux encore plus explicites. On ne va quand même pas baiser comme ça jusqu’à se décerveler!! Oui, oui, c’est vrai, on va s’organiser !

 

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