Journal de baises 2 PDF Imprimer Envoyer

Baise du mardi 15 juillet 2008

 

On s’est disputés. Je pars dormir dans une autre pièce. Elle vient m’y rechercher. « Tu me rends fou! ». On se retrouve dans le lit, les vacances pas toujours faciles : l’unité de temps et d’espace à quatre, qui réunit ce qu’il faut pour que le climat devienne « tragique »…

Je joue à la gronder, je la fais me sucer. Je lui pince les lèvres du sexe à travers sa culotte, je lui pince le bout des seins. Je la gronde, sexe tendu.

On reconvertit notre dispute en sexe.

Je lui demande où sont les objets, les menottes, le martinet, le gode. Elle me les indique, et je la gronde de les avoir mis à cet endroit, quasiment à portée de mains, et de révéler ainsi sa disposition mentale, sa disponibilité à être entravée et fouettée et engodée.

Je la fesse avec le martinet. Elle dit que ça ne lui fait pas mal, je la fouette plus fort.

Je la fesse et la fouette alternativement.

J’enlève sa culotte et la lui met dans la bouche, et je la menotte.

Avant cela, je lui ai mordu le sexe à travers la culotte, en même temps qu’elle me suçait…

Je parle de son cul, que je vais l’ouvrir pour l’engoder. Je le lubrifie avec le lubrifiant qu’elle a placé à côté du gode, cette salope! Je l’encule d’un doigt bien glissant, et je l’excite avec le gode que j’ai branché en vibration, en lui disant de resserrer les cuisses.

Elle se tortille. Je lui ouvre les cuisses, lui écarte les fesses et l’encule avec le gode vibrant qui je fais aller et venir.

Elle me branle la queue avec ses mains menottées. Elle a les jambes relevées, le cul bien offert.

Je la branle et parfois la suce.

Je lui dis d’enlever son O.B., je la mets sur le côté et l’enfile avec ma queue, tout en l’enculant de deux doigts.

Elle se branle et jouit. Moi aussi.

Ensuite on s’essuie, elle va laver le gode pendant que je range menottes et fouet.

On se recouche en se regardant avant de redormir l’un dans l’autre.

 

Baise du lundi 21 juillet 2008

 

On n’a pas baisé le matin. Le soir, on se dispute sur cela, comme si on allait vivre la soirée des jours précédents.

Tu as mal au ventre, tu es fatiguée. Tu as l’impression que je te culpabilise de cela. On boude dans notre coin…

Et puis finalement on se détend. On se touche, se caresse. Tu me guides la main sur ton sexe, le rythme, l’intensité.

Tu me branles, me suces. Je te suce aussi, t’encule d’un doigt.

Tu te mets sur le côté, je t’enfile avec ma queue, un doigt dans le cul, tu te branles et on jouit en même temps.

 

Baise du mardi 22 juillet 2008

 

On est rentrés de Montpellier. On a dîné avec Patrick Cardon, et ça nous a excités de parler librement. Mais on est trop tendus et trop fatigués, et on s’endort sans baiser, tout en s’étant branlés.

 

Baise du mercredi 23 juillet 2008

 

Je me réveille avant toi. Quand tu te réveilles, on retourne dans le lit. On se reparle de la soirée de la veille. Tu me caresses et tu vois que je bande. Tu me branles. « je te branle parce que tu bandes, et tu bandes parce que je te branle » : ce cercle de la « causalité sexuelle » (!) est toute l’histoire… Qui fait quoi à qui, quand on est dans l’excitation, tout devient incertain…

Je te caresse les seins, le sexe. Tu me guides. Tu es tendue. Je te propose de parler d’un scénario, en vain. Tu me guides par les mains, et les « mots » de ton corps, et tes soupirs. On se branle frénétiquement, moi à la limite de jouir. On a l’impression qu’on n’y arrive pas. Tu me proposes de t’enfiler. On le fait. Tu te branles, je t’encule. Je finis par jouir, avant toi, mais on ne s’arrête pas, tu jouis aussi.

 

Baise du dimanche 27 juillet 2008

 

On a baisé depuis mercredi, mais je n’ai pas écrit.

On a quitté Nîmes. On est sur le bord de la Cèze, dans un camping « naturiste » délicieux, qui nous rend Robinson, on peut vivre nus, pas seulement pour nager. Les enfants trouvent d’autres enfants et on est un peu moins les uns sur les autres.

Les enfants vont jouer dans la rivière. On va faire la vaisselle à deux. Il fait chaud, il n’y a personne d’autre que le chant des cigales… C’est délicieux! Je lave, tu essuies, , parfois tu te frottes à moi. Ce serait embrassant si je me mettais à bander!

Quand on revient vers la tente, tu joues parfois en chemin à me fouetter discrètement avec le torchon… on imagine que M. qui nous a fait connaître ce lieu paradisiaque, si elle était là, désapprouverait tout cela, indécent en regard du naturisme « chaste », comme dit Marcela Iacub dont je suis en train de lire le « Par le trou de la serrure »…

Arrivés à la tente, je te propose de baiser. Tu hésites un peu, et puis on y va. On ne sait pas trop comment faire pour faire attention à ton dos…

Tu te mets sur le dos sur un matelas. Je me mets à genoux à côté, on commence à se branler mutuellement. Je dis que c’est vraiment bien de se faire cela. Je te propose de parler. On rit, mais tu dis que ça ne va pas marcher si on rit! On se concentre!

Je te mouille le sexe avec le doigt. Tu m’expliques qu’il ne faut pas quitter ton sexe, que ça arrête tout chaque fois que le contact s’interrompt. On se branle, je te dis que je vais te sucer.

Je me glisse au bout du matelas et commence à te sucer en glissant mes bras vers le haut, mes mains viennent te pincer les seins.

Tu serres les cuisses et risques de jouir. Je te dis « oui, jouis », mais tu me dis « non, enfiles moi! ».

Je me mets en angle droit de tes cuisses que tu relèves. Je t’enfile, tu te branles. J’essaye de t’enculer mais je n’y arrive pas.

Tu écartes les fesses, je t’encule et t’enfile, tu te branles. On jouit en même temps, trempés de sueur… C’est les vacances!

En allant à la rivière, nus, tu me dis que tu as l’impression qu’on est comme deux enfants, d’avoir baisé en cachette.

On parle du fait que ces jours-ci, le matin et le soir ne sont généralement pas propices à la baise. L’après-midi, c’est l’idéal. Tu me dis que c’est d’ailleurs à cette heure là qu’on baisait toujours au début de notre rencontre …

 

Baise du mardi 29 juillet 2008

 

Le matin, près de la rivière, on est nus. On parle du mois à venir, de ce qu’on fera : les sites, les textes, les interviews, les rencontres.

On essaye de parler de scénarios sexuels possibles, mais ce qui remonte à toute vitesse, c’est l’idée que ce qui se fait ou ne se fait pas ou ne se fera pas, ça vient « de l’autre ».

Ce serait, pour toi, à l’autre de « trouver » pour que ton excitation se réalise, et pour moi, ce serait à toi, l’autre ne pouvant rien sans toi.

On se heurte violemment sur cette double contrainte.

Et remontent alors aussi les scénarios avortés de ces derniers mois, les soirées chez Christine, la relation avec Sophie-Iris.

On se tait, en se laissant chauffer au soleil. On se regarde « par en-dessous », et puis on se sourit, on reparle de cela, il faut avancer, on verra comment… On a le mois d’août pour cela !

En début d’après midi, on envoie les enfants, qui ont joué à la game-boy toute la matinée, à la rivière rejoindre leur copain.

Je propose que cette fois on baise avant la vaisselle. Tu me dis en riant « oui, mais discrètement! ». On rit… Tu vas la première dans la tente, pendant que je range un peu, déjà nu …

Quand je rentre, tu es nue, allongée sur ton matelas. Je m’allonge à côté de toi, sur le sol, ma main à hauteur de ton sexe. Je te branle, tu dis que c’est bon. Je n’ai pas oublié la leçon de ne pas lâcher le contact avec ton sexe… Je me mets à genoux tout en te branlant et en pelotant tes seins. Tu me branles et je bande plus encore…

Assez vite tu me dis que tu as envie que je t’enfile. On est bien excités, la chaleur, la nudité ambiante…

On se demande comment on pourrait faire? Les jambes relevées vers tes seins? Non, trop risqué pour le moment depuis ton opération! Te mettre à quatre pattes ? « On essaie » dis-tu. Tu repousses le matelas et je viens t’enfiler en disant que je vais mouiller un peu ma queue. Je la vois entrer en toi, c’est un instant magique…

On est tous les deux bien excités. Tu te branles en même temps. J’ouvre ton cul et j’y mets un doigt qui vient coulisser en même temps que la queue.

Tu demandes si tu peux jouir! Je dis « oh (j’)oui! » et je jouis en même temps!

Ensuite tu me demandes si j’ai joui!

Et en allant faire la vaisselle, on dit que c’est quand même vraiment bien « l’ascèze »!

 

 

 

Baise du mercredi 30 juillet 2008

 

On revient de la vaisselle, déjà nus… On peut avoir le temps de baiser, les enfants partis à la rivière… Je te retrouve comme hier, étendue sur le matelas. Je m’allonge sur le sol à côté de toi. D’avoir parlé de baiser me fait bander avant même d’entrer dans la « chambre ». Tu me branles et je te branle aussi. On trouve les bons gestes rapidement. Tu es vite excitée et me proposes de te mettre à quatre pattes, tu as hâte que je t’enfile!

Tu es à quatre pattes, je mouille ma queue qui semble trop forcer. Et puis je t’enfile vite fait jusqu’aux couilles. Je t’encule aussi avec le pouce qui coulisse bien en toi, ma queue frottant de l’autre côté. Tu te branles. Tu tournes ton visage vers moi et me dis que tu jouis. Moi aussi…

On est trempés de chaud.

On sort de la tente en riant. Tu me fais remarquer que ma queue n’a pas retrouvé sa longueur « normale », autorisée pour marcher dans le camping … J’attends un peu !

 

Baise du mercredi 6 août 2008

 

Je crois qu’on a baisé le matin, une baise de réveil ?

 

Baise du vendredi 8 août 2008

 

On se réveille avec plein de choses à faire, ranger tout ce qu’on a apporté de Creil… On parle de se donner rendez-vous pour baiser l’après-midi; je dis que sinon on va baiser trop classiquement. Parfois l’idée que tu as que si on ne baise pas tu vas déprimer et que la baise est un anti-dépresseur (ce qui est sûrement vrai), fait qu’on baise « pour » ne pas déprimer, et cela oriente la baise dans un scénario très cadré, instrumentalisé.

Mais finalement tu proposes un phantasme : je vais avec toi chez le kiné, pour lui dire qu’il faut te prendre d’une certaine manière (ou quelque chose comme cela), ou pour voir les exercices qu’il te fait faire. Tu imagines assez vite qu’il te masse le haut du dos en se plaçant au-dessus de ta tête, de sorte que tu devines son sexe dans son pantalon juste devant toi! Et puis ensuite que lui et moi sommes de chaque côté de toi, qu’on ouvre tes fesses chacun d’une main après les avoir fessées à tour de rôle (je crois).

Ca finit que tu lui suces le sexe, et que je t’enfile, le haut et le bas de ton corps ainsi bien occupés… Parallèlement à ce récit on se branle. Tu me présentes tes fesses, je t’enfile, tu te branles. Je suis hyper excité et je jouis avant toi. Je t’encule d’un doigt en continuant à t’enfiler quand même, et tu jouis en te branlant, mais une « petite jouissance ».

« Qu’est-ce qui s’est passé? » demandes-tu avant de savoir que j’ai joui avant toi …

 

 

Baises du dimanche 9 août 2008

 

1) je crois qu’on a baisé le matin en se réveillant, excités par les suites du shoushou, mais je ne retrouve pas bien par où on est passés …

 

2) le soir : Fanny vient passer la nuit et la journée du lendemain. Après le repas, on part dans la chambre. Tu te déshabilles à moitié, Fanny aussi. On admire l’évolution de ses tatouages, et on commence à la peloter partout. On se retrouve sur le lit à trois, elle au milieu. On s’occupe d’elle, on la caresse, la suce, la branle à tour de rôle et parfois à deux. Elle ne reste pas inactive. Tu lui dis de me sucer, ce qu’elle fait avec application… Je bande plus plus! Je l’enfilerais bien, et peut-être qu’elle aussi en a bien envie. Mais notre dernière expérience à trois me fait penser qu’il faut aller plus doucement. Je me dis qu’on verra le lendemain.

A certains moments, c’est toi qui est au milieu. Fanny te suce, en s’orientant sur tes signes. Finalement, personne ne jouit. On n’est pas encore remis de la nuit précédente! On décide d’essayer de dormir à trois, Fanny au milieu. On tiendra jusqu’au matin, une nuit entrecoupée, pas très réparatrice…

Le lendemain, vous baisez ensemble pendant que je suis chez moi. « J’ai joui deux fois » me dit Fanny qui, l’après-midi, demande à ne pas répéter tout cela tout de suite, vu son sexe bien irrité !

On l’interviewe longuement pour parler avec elle de son autobiographie « queer » …

 

 

 

 

Baise du mardi 12 août 2008

 

On est dans un drôle d’état, après deux jours à la fois denses, fatiguant et prenant. D’autres nous attendent, et on sent qu’il faut faire attention. Tu redis l’importance pour toi de trouver le temps de « jouer » entre nous, et puis tu proposes de le faire tout de suite.

On prépare à deux tout le matériel qu’on a : fouet, cravache, menottes, poignets, godes, pinces, bandeau pour les yeux… Je te bande les yeux , calmement, et je fixe les poignets de cuir que je relie. Tu es assise. Je te parle froidement, et je me mets à bander. Je te dis de me sucer pendant que je vérifie tout cela.

Je te fais mettre à plat ventre et commence à te fouetter. Nous avons mis un coussin sous ton ventre. Tu écartes un peu les cuisses, et tout est entrouvert, tes fesses, ton sexe… tu es déjà mouillée.

Je te fais te lever. Je t’ai mis un collier de chien avec une laisse. Je te promène dans la chambre, tenue en laisse, les yeux bandés. Je te place contre le mur, mains menottées un peu relevées au-dessus de la tête. Je fixe ton t.shirt sur tes épaules, je te flatte les reins, les fesses, frotte ma queue dans la raie.

Je prends le fouet-cravache et commence à te chauffer les fesses qui rougissent progressivement. J’augmente le rythme au fil de tes gémissements qui à la fois disent la limite et en même temps la possibilité de la franchir. Je cravache tes fesses, tes cuisses, mais aussi ton dos jusqu’aux épaules.

Je remplace la cravache par le martinet que je fais mouliner d’abord doucement puis plus rapidement sur tes fesses et, quand je peux, entre les cuisses vers ton sexe. Je me plaque contre toi, de côté, et je glisse ma main gauche vers ton sexe pour te branler. Je te fesse, en alternant fessées et massages tout en branlant.

 

Tu es trempée. Je me mets derrière toi et je t’enfile avec ma queue, debout tous les deux. Je dois me retenir de jouir.

Je ressors de toi, tu dis que sûrement il y a du sang de tes règles, je dis « tant mieux! ».

Je te mets dans l’autre sens, dos au mur, les mains menottées dans le dos. Je vais te cravacher, mais avant j’ai l’idée de fixer des pinces aux seins, aux lèvres du sexe. Pour l’instant une seule pince sur un seul sein est supportable.

Je te cravache comme cela, en effleurant les seins, et en allant plus franchement sur les cuisses.

Parfois je reviens et te branle, ou je frotte mon sexe qui te fouille.

Je t’emmène avec la laisse vers le lit et te fais mettre sur le dos. J’essaye les pinces sur le lèvres de ton sexe. Il faut s’y prendre en plusieurs fois. Finalement trois d’un côté, trois de l’autre. Je prends le gode et le fais vibrer entre tes lèvres que les pinces écartent. Je te l’enfonce dans le vagin, j’essaye d’enfoncer un doigt dans le cul, au début c’est difficile… Je ressors le gode et le fais vibrer sur le clito…

Tu n’en peux plus. J’enlève le gode, puis les pinces. A chaque fois tu as une sorte de décharge.

Je te fais relever et marcher, deux, trois tours dans la chambre. Je te fesse à nouveau tout en te branlant.

Je t’emmène sur le lit, te fais mettre à quatre pattes. Je t’enfile avec mon sexe bandé plus plus, je mets du gel sur mes doigts et t’encule de deux doigts d’en seul coup. Tu demandes la permission d’enlever les poignets. Je t’autorise et tu te branles jusqu’à jouir.

Tu te mets ensuite sur le dos, je m’enfile sur toi et jouis à mon tour.

Je te détache de tout, on s’embrasse doucement. Je vais laver le gode, les pinces, et ma queue.

On se remercie mutuellement …

 

(…..)

 

- Baise du mercredi 8 octobre 2008

 

J’écris cette baise plus de 15 jours après…

On a convenu de jouer. Tu me domineras.

Quand j’arrive, tu me fais me déshabiller (je crois d’abord que tu m’ordonnes de te déshabiller!). Nu, à quatre pattes, tu me bandes les yeux.

Je n’ai plus le souvenir de tout. Tu me fesses avec le martinet, les mains, m’ordonnes de bien remonter mon cul. Puis tu me fais mettre debout, me fouettes avec la longue cravache au bout fin, devant, derrière, sur les fesses, sur le sexe, les seins. Puis à nouveau à quatre pattes, des objets que je ne connais pas me fouettent, me frappent ou me grattent.

Tu m’emmènes dans la salle de bain. Tu m’encules avec la poire et me remplit d’eau tiède. Avant tu m’avais peut-être enculé avec un doigt, ou engodé, en me disant qu’il y avait de la merde dans mon cul. Je dois retenir l’eau en retournant dans la chambre où à nouveau tu me fouettes. Tu me mets des pinces aux seins, aux couilles, sur la langue.

Tu m’autorises à aller aux toilettes. Quand je ressors, je ne sais plus bien la suite. Tu m’ordonnes de te lécher puis de t’enfiler, toi à quatre pattes sur le lit, moi debout. Tu te mets toi-même des pinces sur les seins, les lèvres du sexe. Tu jouis, et moi ensuite.

 

- Baise du mercredi 22 octobre 2008

 

On n’a pas baisé depuis dimanche, après le shoushou. On s’est donné rendez-vous pour cela. On est dans le lit, nus. On s’est beaucoup parlé, un « débriefing », dis-tu. Puis : comment maintenant baiser ?

Tu me proposes un scénario : tu es une petite fille qui innocemment est aux mains d’un adulte qui va la faire jouer sexuellement.

On attend un peu. Tu commences : tu dois enlever ta culotte parce qu’elle est mouillée. J’embraye, je reprends cette voie là et la voix d’un adulte à la fois « ferme » et « pédagogique », explicative:

- montre moi un peu ton minou mouillé… Ah mais ce n’est pas toujours à cause du pipi qu’une culotte est mouillée. Regarde, quand on caresse comme ça avec la main, et les doigts, regarde fais le aussi, mets ton doigt aussi, frottes, tu vois c’est mouillé aussi. Et quand on frotte plus longtemps, ça fait bizarre sur le minou, c’est bon, et il mouille de plus en plus, tu vois comme je le fais, là.

Et regarde, je te montre autre chose: chez les garçons c’est un peu pareil. Quand on caresse et qu’on frotte le zizi, il devient plus dur, et au bout parfois il se met aussi à mouiller. Vas y, fais le.

- Oui, c’est vrai c’est mouillé…

- C’est bien, continue de bien frotter et moi je fais pareil à ton minou. Et regarde maintenant, le zizi peut venir dans le minou, il y a un passage, ça glisse tout seul quand c’est bien mouillé comme ça.

 

Je t’enfile mais je manque de jouir. J’attends en toi, mais tu perds ton excitation (tu me le racontes après). Je recommence le plus vite possible et tu arrives aussi à repartir de ton côté.

Je t’encule avec un doigt, en te disant que je te le fais : « tu vois, on sent encore plus le zizi comme ça ».

Tu jouis, et moi aussi.

C’était vraiment bien. L’impression que tu m’as guidé pour rendre le scénario crédible et possible. Tu m’as fait entrer au bord de ton fantasme, comme au bord de ton sexe, à moi ensuite d’aller plus loin. Ca a été délicieux pour moi, d’entrer comme cela. Ca des- exorcise des tabous, sans drame. C’est délicieux.

 

Plus tard, le soir, on en reparle, tu parles d’une certaine peur que les phantasmes marchent puis ne marchent plus, on ne sait pas. Je propose l’idée qu’il faudrait interroger les théories fantasmatiques du phantasme, essayer de défétichiser la création phantasmatique, la lire comme une production psychique, comme le rêve, et qu’à cet égard il n’y a aucun risque que ça s’efface… En tous cas le matin, c’est une vraie expérimentation de cela : laisser aller la parole sur le phantasme, c’est ce qui a permis une baise non autiste, un jeu (après on imagine un costume d’écolière pour toi, et une blouse d’instituteur pour moi, avec en dessous un pantalon découpé dans le haut…)

 

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