Journal de baises 0 PDF Imprimer Envoyer

12 juillet 07

Baise à Madrid

Le petit matin, avant le réveil des enfants. Je te caresse en faisant plus attention au rythme. Je ne me souviens plus très bien comment c'est venu (j'écris cela trois jours après).L'image qui reste : toi, étendue sur le côté, je te pénètre par derrière, peut-être en te pinçant un sein.

Ensuite, dans la matinée, les enfants sont partis à la piscine, avant qu'on aille au Prado. Tu es nue, en trin de te préparer toi aussi pour la piscine. Je te caresse le dos, les fesses, tu te penches, je te caresse par derrière. Tu te penches sur le petit bureau, et je t'enfile. La porte est ouverte, on voit le ciel bleu et le haut des arbres. Je dis que je ne veux pas jouir. Tu me dis "si", d'y aller, que tu sentiras plus encore ma queue.

Après, je te dis que j'ai l'impression depuis quelques jours de mieux te baiser, d'avoir des gestes plus attentifs au contact de ton corps, et pas seulement à ce que cela me fait.

 

13 juillet 07

Le lendemain, au petit réveil, je te raconte un rêve (?) : des parents dont l'enfant est emprisonné en Irak, il faut les soutenir mais on peut sentir qu'ils ne sont pas clairs dans ce qui leur est arrivé...

Je te caresse, tu mouilles, je t'enfile et je t'encule avec un puis deux doigts. Tu jouis. Je parle en même temps que je le fais...

 

15 juillet 07

Orgiva

 Petit matin. Je te raconte un rêve où tu reviens dans le lit en disant "il pleut!". Je te caresse, mais c'est difficile, on ne parle presque pas. Je te raconte un phantasme : la propriétaire qui vient avec son ami. Il s'occupe de la piscine et des enfants, elle nous emmène dans la chambre pour nous montrer sa technique de massage. Elle se met à califourchon sur tes fesses qu'elle masse avec ses mains, puis sur le creux de tes genoux. Elle me fait faire la même chose.

Mais je ne te sens pas excitée suffisamment malgré (ou à cause de?) ce phantasme raconté.

Je te suce le clito avec mes lèvres, et le con avec ma langue.

Tu te mets sur le côté en me tendant les fesses. Je t'enfile, et je t'encule avec un doigt. On jouit en même temps.

 

17 juillet 07

 Orgiva

Réveil en sursaut : on est trois dans le lit ! Un scarabée s'est glissé dans le creux de ton cou ... On n'arrive pas se rendormir malgré l'heure trop tôt. Tu me racontes un rêve, qui réunit Lise D., Myriam D. , on associe ensuite sur les gens rencontrés au PACS de JLR, la pesanteur de certaines personnes sûres d'elles-mêmes et en même emps des gens du côté de la mort.

On parle de cela. On l'associe à la lecture du texte de Marx, le 18 Brumaire, aux enjeux de trahison par les "familiers", à une des choses "innommables" de la vie, qu'il faudrait renommer, les ennemis dans les amis (on met Myriam D. à part de tout cela). On parle de la baise. Je te caresse, mais tu m'expliques comment une caresse comme cela, douce et silencieuse, te tord le ventre. On parle des places mises silencieusement en place depuis deux jours, où l'homme désirerait, et la femme pas vraiment, où l'homme devrait savoir et la femme devrait attendre ce savoir. On voit bien que ça ne peut pas aller, que c'est à coup sûr le malentendu dans la baise. Tu dis : "non, on va le faire à deux". Je te branle et tu me guides en prenant mon doigt, ou en me disant de te pincer et comment. Tu me suces, aussi, après t'être levée pour mieux fermer la porte.

Tu mouilles de plus en plus, tu te retournes, je t'enfile. Tu te branles en même temps, je vie le faire aussi. et uis je dis que je vais t'enculer d'un doigt. Tu te branles le clito, je t'enfile avec ma queue et je t'encule avec un doigt en disant qu'on pourrait en mettre deux.
On jouit tous les deux.

Ensuite tu viens dans mes bras et tu dis "on a réussi" !

 

22 juillet 07

Graziamella

Plusieurs jours qu'on n'a pas baisé. Mais on en parle, directement ou indirectement. On a changé de maison. On se croirait dans une crèche, dans le Queyras, (cela me fait penser que cette nuit j'ai rêvé qu'on rencontrait Catherine L., qu'elle nous voyait mais ne nous parlait pas. Je me disais que finalement elle arrivait se montrer quand même, et qu'elle était restée regardable, contrairement ce qu'elle pouvait laisser penser en ne voulant pas nous voir et en laissant croire qu'elle était devenue horrible. Dans mon rêve, tu n'es pas loin d'elle, je vous regarde toutes les deux et je vois que vous avez des ressemblances, que Catherine L. ne voulait pas voir, persuadée qu'elleétait horrible par rapport à toi.).

On se réveille 7h30. On se caresse (tu es d'abord venue contre moi au réveil, en me caressant). Je te branle, on s'excite, et ça s'arrête. Je te demande ce que tu penses : "rien", et que "si", tu "vois que ça s'arrête".

Je dis qu'il n'y a pas de danger. Qu'on y arrivera. Je te raconte que depuis deux jours et ce matin, je pense que baiser c'est politique, un enjeu de pouvoir, mais aussi érotique, un enjeu de plaisir. Qu'on pourrait réinsister sur cela quand ça s'arrête. Tu me dis que tu le sais bien, mais que le dire est encore pire. Tu te mets à pleurer. Tu transformes ce que je dis en "tu ne me fais pas asse plaisir dans la baise".

On arrête, on attend. Je reparle de cela, que je ne ressens rien en ce moment qui me ferait projeter sur toi la non baise ou le non plaisir. Qu'il y a des garde-fous qui fonctionnent quand quelque chose comme cela apparaît, que je réobjective ce qu'on vit, le réinvestis autrement, fais attention de ne pas te mettre à cette place où je me sacrifierais pour toi pour ensuite t'en vouloir etc .

0n se remet à se caresser. Je te pince les lèvres du sexe et le bout d'un sein en même temps. Parfois je parle de ce que je fais, te branler le clito, t'enfiler d'un doigt, à la recherche du "pont G" l'entrée de ton con, et je te branle avec le pouce en même temps près du clito. Tu es trempée. Je t'encule avec un doigt et t'enfile à nouveau avec deux doigts. Tu me branles. Je dis "allez, je t'enfile" et je te branle en même temps.

Je manque de jouir et te le dis : "attention au passage", mais on essaye que ça ne s'arrête pas. Je t'encule d'un doigt et t'enfile en allant et venant. Tu jouis, et moi juste après.

Après cela, je t'entends bailler, détendue...

On se parle longuement. Tu me dis que ces vacances sont étranges, on s'entend de mieux en mieux et cela t'affole, te laisse penser que je suis vide. Tu parles de C., de cela, du vide recouvert d'entente, et ce que cela a pu cacher de vie à soi, de trahison ailleurs, comment cela peut rendre paranoïaque etc...

Je reparle de cela. Tu as parlé de la manière dont des vacances comme celles-là nous mettent en dépendance. Je me dis que le "vide" ou la "vacance" peuvent être en lien avec cela, une éclipse de soi. Mais qu'on a aussi des garde-fous, la baise, baromètre de cela, et aussi nos lectures (et écritures, ça viendra) croisées, qui nous dé-vident. 

La décharge érotique, une manière de se dé-vider (ne pas laisser le vide s'installer) ?

 

23 juillet 07

Grazziamella

On se réveille 9 heures. On se raconte nos rêves (toi, tes élèves chez toi, et puis une scène de "galettes des rois" à Creil, moi des bribes de Do, Liv., Do qui intervient de façon bizarre auprès de l'école d'ingénieurs (une étudiante qui a été admise avec une note en-dessous de celle de Liv ?).

On parle de la journée. On s'aperçoit que si on ne baise pas maintenant, on ne pourra sans doute plus de toute la journée. On décide de baiser, mais peut-être que ça ne marchera pas. On se caresse et on se branle. Je propose qu'on se raconte des histoires. Mais je sens que ça ne va pas aller. Je propose qu'on les imagine et qu'on se racontera après la baise.

J te branle en te pinçant les lèvres du sexe et en glissant parfois mon doigt entre elles. Je te pince le sein aussi. Tu me branles délicieusement.

J'imagine une histoire avec la femme vue hier soir sur son balcon avec ses deux filles et sa mère, et qui nous regardait la regarder. Elle pourrait s'appeler Carmen. Mon histoire n'est pas très cohérente. J'imagine qu'elle nous invite chez elle. C'est une masochiste sexuelle, et elle a vu qu'on l'était aussi. J'imagine ensuite autre chose : elle tient une boutique de vêtements et sous-vêtements à Grazziamella, c'est la femme du propriétaire. Elle propose qu'on laisse les enfants jouer avec les siens, sa mère s'en occupera. On va dans son magasin, essayer des accessoires. Elle montre ce qui l'excite, des sous-vêtments et des nuisettes. Son mari, qui nous a rejoints, montre comment la "prendre", la fesser, la fouiller etc. Ton rôle est de lui faire ce que lui fait son mari, et ensuite je te le fais... Mais ce n'est pas clair! Il faudrait se parler pour que je puisse continuer le phantasme dans un sens ou l'autre.

Je te dis que je vais t'enfiler. Tu te mets sur le côté et je t'enfile par derrière. J'ai trop envie de jouir. Je parle pour le dire, je dis que je dois prendre une distance vis à vis de toi, qui éloignera l'envie de jouir. Je t'encule d'un doigt, tu jouis, et moi aussi.

Après, je propose qu'on se raconte tout cela, mais tu me montres que cela te gène. Tu me dis seulement que dans ton histoire, il y a des hommes, méchants (c'est déjà ça)... On décide d'écrire nos histoires respectives.

 

Mercredi 25 juillet 07

Grazalema 

La canicule andalouse commence à venir. Les enfants ont déclaré "faire la sieste" dans leur chambre (= jouer à la gameboy...).

On est dehors, près de la piscine, nus. Tu me regardes et commences te caresser, à te branler. Ton doigt sur tes lèvres, massant le clito. Parfois, tu écartes les cuisses et parfois tu les refermes, en relevant les genoux vers toi, en te mettant sur le côté et alors je vois tes doigts en rain de te branler, et ton sexe et ton cul, fesses offertes.

Tu as mis un voile deant tes yeux, comme pour te protéger du soleil ou de ma vue. Je ne sais pas si tu me vois. Je me branle en te regardant. Je me demande jusqu'où on va aller, jouir chacun comme cela, ou autre chose.

Je te dis que tues une belle salope, que tu serais bonne à enfiler. Tu me "oui" (ou tu me le montres). Je me lève. On met ton drap de bain sur l'herbe, tu te penches vers le lit pliant et je t'enfile apr derrière. Tu te branles. Je veux t'enculer avec un doigt, mais je manque de jouir en regardant le paysage autour de nous, le ciel bleu perçant, la piscine bleue, et tous les arbres verts, les montagnes, et la chaleur, et un certain silence.

Je te parle, te dis qu'il faut attendre, te traite de salope et de ne pas arrêter pour autant. Je t'encule du pouce, bien profond. Je sens ma queue à travers toi, j'appuie dessus pour que tu la sentes plus aussi de ton côté.

Tu jouis, et tu dis qu'un enfant arrive. Je ne jouis pas, et je sors de toi en me retournant pour ne pas être vu. Mais en fait les enfants jouent en haut, sans s'occuper de nous.

 

Le soir, dans le lit, chaleur torride. On est nus sur le lit. On sent le ventilateur qui nous caresse l'entre jambe, mais les enfants ne dorment pas, il fait trop chaud et c'est trop tôt. Je lis "Les Bienveillantes" (p.183), un passage où il fait toute une démonstration sur les bienfaits de l'homosexualité comme consolation de ne pas être une femme et de pouvoir être branlé par la prostate... Cela n'améliore aps mon état d'excitation ...

La nuit, je rêve de scènes où se réconcilient des gens perdus pour moi ( Lise D.), et le matin en te le racontant, j'associe sur les paroles dites par un des enfants m'interrogeant la veille au soir sur les enfants préférés de mes parents, à quoi je réponds "aucun officiellement", et que mes parents n'ont jamais préférer un enfant pour lui-même mais pour l'image correspondant au désir attendu...

 

27 juillet 07

Grazalema

On s'est mal réveillés la matin, après une nuit hyperchaude de canicule. Au fil de la journée, c'est de pire en pire. On n'arrive pas à parler, tout le repas du midi est lourd. On est chacun de son côté la première partie de l'après-midi.

Et puis tu viens t'étendre l'ombre près de la piscine. Je me bronze et retourne m'étendre. Les enfants sont dans la maison. On est assez loin l'un de l'autre mais on peut se voir. On est évidemment tous les deux nus. Nos regards s'échangent, on se fixe. Je me lève et m'assieds sur ton lit. Tu ne dis rien mais me souris. J'essaye de parler. Je remarque qu'on ne s'est pas vraiment parlé depuis la dernière baise. Je m'allonge contre toi sur le lit pliant étroit. Ma main sur ton sexe commence à te caresser pour te branler. Tu te laisses faire et puis me guides, en haut, en bas, plus ou moins fort. L'ai l'impression de mieux sentir ton clito à travers tes lèvres. Tes lèvres s'ouvrent, je peux y mettre un doigt, jusqu'à l'entrée de ton vagin où je sens ton tampn. Tu es de plus en plus excitée. Tu te branles en même temps que je te branle. Tu jouis en pleurat. Je t'embrasse. Tu prends ma queue et me branle. Je te montre que c'est meilleur en la mettant en l'air. Tu me branles comme cela et je jouis.

On prend une douche près de la piscine, et on se baigne à deux. Ensuite, je vais prendre l'appareil photo et photographie tout cela...

 

31 juillet 07

Benicacim

Le matin, 7h, c'est trop tôt pour quoique ce soit. On est près de Torreblanqua, et sur la route la veille tu as longuement parlé de tex vacances de pré-adolescente à cet endroit, la lourdeur de ta place entre tes parents, le refus violent de ton père devant ta puberté, et ta mère, où ils t'interdisent ce qu'ils s'interdisent, et où tu seras le signifiantde ce scénario, entre ta soeur, objet de ton père, et ton frère, objet de ta mère (et dans la journée, on rencontrera Mme B., la nourrice-femme de ménage espagnole d'une partie de ton enfance).

On se regarde en se réveillant, en souriant. Je me rapporchede ton matelas et commence te branler, au-dessus de ta culotte. Cela permte de te branler plus fortement, et que quand je te fais mal et m'y prends mal, de faire moins de dégâts, et de repartir plus vite sur un autre geste.

Tu soupires et me guides, "plus bas", en me prenant la main. On le fait longuement, sans chercher faire autre chose.

Tu glisses ta main dans mon sac de couchage et cherches ma queue. Je glisse mon doigt sous ta culotte, tout en pensant :

1) que peut-être on jouira seulement en se branlant, que c'est possible (et bon);

2) à un phantasme : le shoushou, soirée SM, dès qu'on arrive tu es menottée, et prise en charge, peut-être par un couple. quand on passe dans la salle qui eprmet d'aller au vestiaire, on voit déjà des soumis et soumises, dressé(e)s à lécher, ou en train d'être pénétré(e)s. Je vois que tu es troublée. Il y aurait différents lieux spécialisés (branlages, pinçages, suçages, enculages ...). Je ne sais pas bien dans ce phantasme si je suis soumis ou aide-dominant vis à vis de toi...).

 

On est de plus en plus excités. Tu sors de ton sac de couchage, moi aussi, tu te mets de biais sur le dos, jambes relevées, et tu fiches mon sexe en toi. Je ne peux presque pas bouger, mais tu te branles jusqu'à jouir.

Je suis toujours en toi. Envie de jouir. Je dis "non". Tu dis "Si, si". Je m'agite la queue en toi et je jouis.

Quand je sors de toi, tu me dis qu'il y aura du sang. Mais non, presque rien. Ensuite, je me rendors une heure (peut-être) comme si on pouvait être l'un sans l'autre sans danger, sans signe qu'on ne s'aimerait pas ou ne se désirerait pas...

 

Tu me racontes aussi, finalement le phantasme qui t'es venu. Tu es seule, avec des hommes et moi, sorte de maître de cérémonie. Il y a un chien, tu es la chienne ...

 

- Mardi 14 août 2007 -

 La veille au soir, restau avec Shoushou, qui nous raconte sa vie. Vie et sexe. Quand on se réveille, tu me racontes tes rêves, un où tu roules en voiture habilement en marche arrière, dans un espace entre ton école maternelle "où tu allais voter", et la tour où habitait E. Tu conduis par l'arrière une camionnette, avec plusieurs personnes dedans : "ça va plus vite que par l'avant"...

Associations sur l'analité et les propos de Shoushou sur cela, le fist fucking, l'excitation de la prostate etc. Je te caresse, te branle, mais c'est difficile. Tu es tendue, un moment tu sembles penser qu'on n'y arrivera pas.

Jde te branle longuement, mon doigt guidé par toi. Tu es mouillée, trempée, mais l'excitation reste difficile.

Tu me demandes de t'exciter le cul avec ma queue. Je me glisse derrière tes fesses, toi étendue sur le côté. On s'excite, mais c'est difficile pour moi mon tour. Et puis tout coup j'ai une crampe à la jambe qui m'oblige à me mettre debout. Je n'ai jamais eu cela comme ça. Je me lève, mais continue à me branler en étant debout et en te regardant. Je reviens vers toi, j'essaye de te pénétrer le cul avec ma queue, tes jambes en l'air, mais cela te fait mal. On met un coussin au-dessus de tes fesses, puis deux, mais ça ne marche pas. Finalement tu t'étends sur le côté et je t'encule par derrière. Ma queue entre assez facilement, et bientôt bien à fond. J'écarte tes fesses avec mes mains en même temps que je vais et viens. Tu jouis, c'est délicieux. Tu me fais vite ressortir, en t'excusant ! "Non, non, c'est normal". Tu te mets sur le dos, face au mur, jambes écartées, les pieds sur le mur, un coussin sous la tête. Je viens t'enfiler, mes pieds aussi en appui sur le mur, ce qui permet un mouvement plus ferme. J'accélère, et je jouis.

 

-Mercredi 15 août 2007-

C'est l'après midi. On a eu ne matinée très difficile, avec un échange de mails, chacun chez soi, et des coups de fil parfois très violents. On a du mal à trouver un équilibre dans ces jours de retour et de ré-atterrissage, une nouvelle distance entre nous.

On se retrouve dans le lit, mais on ne sait comment faire. On est électriques. On a parlé de l'idée qu'en ce moment on est "autistes"dans notre manière de baiser, avec des gestes attentifs à ce qui se passe, mais avec du silence sur ce qui sous tend norte excitation.

La question des places entre nous dans le scénario SM nous hante. Il faut en parler et en même temps cela touche à des phantasmes qui font croire qu'ils doivent rester "secrets".

Finalement, on essaye. Je te branle à travers ta culotte que tu as gardée. Cela permet des gestes plus "rudes", et une plus grande latitude. Tu t'excites progressivement, je te pince un sein, et puis le mordille. Tu glisses ta main vers ma queue et me branle aussi.

Tu enlèves ta culotte, et moi mon slip. On continue de se branler. Tu te mets sur le côté, et je t'enfile par derrière presque d'un seul coup. Je t'encule avec un doigt en t'élargissant les fesses avec la main, et en te fouillant le sexe avec ma queue. Tu jouis.

Je ne jouis pas, et on se retrouve dans les bras l'un de l'autre.

Ensuite, on ira sur les manèges avec Elec. , après avoir téléphoné à Fan. pour lui dire ce qu'on pense de sa manière de faire sans dire.

 

- Jeudi 16 août 2007-

C'est l'après-midi. On est flottant, fatigués, on ne sait pas très bien pourquoi. On a écrit nos lettres à Chr. , téléphoné à Fan. Pas le courage de téléphoner en Belgique pour des infos SM . On est allés à Dadizelle acheter des fleurs artificielles pour mon balcon et des plantes pour toi.

On se retrouve dans le lit pour baiser, mais on ne sait pas comment, dans cet état là. Je te demande si tu sais où la corde - sous ton lit.

On commence à se branler. Je te caresse aussi les fesses. J'ai gardé mon slip.

Je te pince les fesses et te dis que je vais utiliser le martinet. Tu ne dis pas non, et me guide même pour le trouver.

Je commence d'abord par te fesser un peu, en disant que des fesses pareilles, il fait les faire rosir et rougir... J'alterne entre fessées, martinet et massage ou caresses des fesses. Parfois, je te branle. Peut-être que je te suce le cul, je ne suis plus sûr, et te suces aussi le con, le clito. Tu as les fesses relevées, je sors ma queue de mon slip et t'enfile, tout en te fessant ou en te fouettant. Parfois le martinet fouette ma queue en même temps.

Tu es excitée, trempée, mais la position ne donne pas le bon angle. On bascule sur le côté, ma queue maintenue en toi. Je te lime lentement et je t'encule d'un doigt, en t'écartant les fesses. J'accélère le mouvement, e finis par jouir, et tu ouis juste après moi.

Après, en parlant, on se racontera qu'on s'est masturbé chacun de son côté le matin ...

 

 

- Dimanche 19 août 07-

 Matin. La veille on est allés à Mons voir l'expo sur le surréalisme belge. Dîner MOns dans une étrnage ambiance d'une ville endormie, d'une aurte époque.

Le matin, on se réveille flottant. On se raconte nos rêves, je crois.

On pense qu'on a envie de baiser, mais on ne sait pas comment.

Je te propose de te bander les yeux et de te fesser. Tu es très d'accord...

Tu cherches toi-même ce qu'il faut, et mets tout à ma disposition. Tu te bandes les yeux ave un bas. Tu te mets sur le ventre, mais tu as froid. Je mets la couette sur ton dos et laisses les fesses accessibles. J'alterne entre les claques et les caresses, et puis après entre cela et le martinet. (Ah oui, pour commencer avant tout cela, je t'ai fait me sucer dès que tu as eu les yeux bandés).

Parfois je t'écarte les fesses, te branle le cul. Parfois plus bas, je glisse un doigt dans ta fente et te branle le clito. Tu es mouillée. Je continue, en disant qu'on va prendre le temps. J'alterne caresses, claques, martinet. Parfois je t'encule d'un doigt. Jet'enfile avec un gode assez gros que j'ai calmement lubrifié. Je t'encule avec un doigt, pour sentir le gode à travers toi, et en même temps je te fouette alternativement.

Je retire le gode et je viens glisser ma queue sur ton con. Je t'enfile. Je continue le martinet qui, parfois, frappe aussi ma queue. Parfois même je me fouette les fesses moi-même...

Je lubrifie le gode anal, et je t'encule avec. Je mets en route le vibrateur, et je fais un va et viens entre ma queue et le gode.

Je te dis de te branler (tu as les menottes aux mains). Tu jouis.

Tu te mets ensuite sur le dos, les pieds calés au mur. Je t'enfile. Tu dis: "elle est bonne, bien dure, comme un gode vivant". Je vais et viens de plus en plus vite et je jouis.

 

- Dimanche 19 août 2007- 

L'après-midi. On s'est remis au lit, je ne sais plus pourquoi ni comment. On essaye de baiser mais on flotte. Tu me branles, je te suce (je crois). Finalement tu me mets sur le dos viens t'enfiler au-dessus de moi.

On gémit tous les deux. Je jouis en relevant les fesses.

 

- Lundi 20 août 2007- 

Le soir. On a rigolé pendant tout le repas, sans trop savoir pourquoi. Normalement on avait décidé de dormir chacun chez soi, mais tu me demandes de rester. Le matin, j'ai fait le ménage, d'abord en slip, puis nu. Tu as complimenté mes fesses.

Tu me demandes comment et quand on essayera les "appareils" achetés au sexe-shop. On a utilisé les menottes mais pas la poire. Je te dis qu'on peut le faire tout de suite. On va dans la salle de bain. On remplit la poire d'eau tiède, tu me lubrifies le cul avec du savon et tu m'encules doucement avec la poire. On doit s'y prendre à deux fois, interrompus par le téléphone. Tu me remplis le cul deux fois. Je me relève et attends. Je cours finalement aux toilettes et fais tout partir. Sentiment étrnage de vidage, d'un rythme que je connais pas. Des spasmes dans le ventre, et en même temps un sentiment de lavement ou lavage de "l'intérieur".

Je dis que j'aurais dû attendre plus longtemps. On recommence le même scénario. J'attends un peu plus, et je vais à nouveau aux toilettes. Même sensation, cette fois plus "propre", avec moins de merde.

Je remonte, je me lave le cul, et viens dans le lit.

Tu me mets plat ventre, me lubrifies le cul et m'encules avec un doigt, puis deux. Un pouce, puis deux. Parfois, tu me branles en même temps.

Je dis que j'ai l'impression d'être vierge du cul, et que tu m'inities. Que je prends conscience de la patience pour que ça s'ouvre mieux.

Tu lubrifies le gode anal et m'encules. Tu mets le vibreur en montant le rythme. Etrange sensation. Je balance entre laisser aller et être actif. Je ne sais pas trop comment faire pour que mon cul accueille de mieux en mieux. Parfois il est détendu, parfois non. Tu enlèves le gode, mets un doigt et me demandes de serrer...

Finalement on arrête. C'était bon. On se caresse, on se branle mutuellement.

Je te lèche et te suce les lèvres, le clito, le con, le cul, guidé par toi. Finalement on voit qu'on ne jouira pas. On arrête et on dort ensemble après avoir bouquiné, toi "Neige", et moi un roman SM que tu viens de lire...

 

- Mardi 21 août 2007 -

 

- Vendredi 7 septembre 207 -

Plusieurs jours qu'on ne baise pas. On essaye, mais non. On est encore pris par ce qu'on vécu, comment "reprendre" cela, comment lui être "fidèle" (hier j'ai fait mon cours sur l'éthique, où je parle de la fidélité selon Badiou ...) Et puis, c'est la rentrée, les enfants revenus, le travail, "l'emploi du temps" ...Mal de dos pour toi, rhinopharyngite pour moi, et des drôles de nuit, interrompues ou abrégées.

Et puis tu es "retournée" par la lecture de Vanessa Duriez ("L'étudiante" et "Le lien"), qui donne une image très ambiguë du SM, qui requestionne le rapport de pouvoir qui s'y rejoue, la jouissance que les sadiques peuvent prélever sur le désir masochiste, sur la nécessité de clarifier cette frontière, la nettoyer, détacher plus clairement masochisme et pulsion de mort. Cela passe par la complexification, la déconstruction de la figure du maître, encore et encore. Jouir non phalliquement.

Mais aussi la réponse de Maîtresse Christine aux mails. Une réponse inattendue et tellement attendue depuis longtemps pour nous. "Exulte", "j'exulte", tu me dis au téléphone dès la réception du message. Et cela nous travaille sur la suite possible.

Enfin, ce matin, une"fenêtre" dans nos emplois du temps, autre que le soir. Je t'attends dans le lit, tu reviens de chez l'ostéopathe qui t'a "manipulée"...

On n'est pas sûrs de baiser, même si on en a parlé. Tu es dans le "coton", et il faut faire attention à limiter les mouvements. On reparle d'où on en est vis à vis de Christine. Tu vas lui écrire un mail pour donner suite ce qu'elle propose. On reparle du SM non sadique (Il faudra bien que je finisse par mettre des mots sur ma place dans ce contexte).

Je me glisse sous la couette jusqu'entre tes cuisses que tu écartes. Tu as gardé ta culotte, et je commence à te sucer, à te mordiller à travers. Tu m'expliques comment mieux faire, un peu plus bas, pour que tu puisses te détendre, et moins près de ton sexe, avec moins de pression.

Je descends un peu pour m'ajuster, et fais plus attention. Tu t'excites mieux et plus. Tu m'expliques aussi de ne pas faire de mouvements interrompus, mais continus, que sinon cela casse ton excitation. Je garde mes lèvres pressées sur ton sexe, en les remontant.

Tu écartes par toi-même ta culotte, et me présente ton sexe plus nu. Je continue longuement, en te suçant, en te mouillant. C'est délicieux. Je suis à plat ventre entre tes jambes, et ma queue tendue frotte contre le drap, mes fesses caressées par la couette.

Tu me demandes d'enlever ta culotte, et je continue de te sucer. Et puis tu me fais revenir plus haut. Tu te penches pour que je t'enfile. Je te demande si tu ne préférerais pas que je t'encule: "trop de fatigue" me réponds-tu... Je t'enfile, et tu te branles. Mais vient le passage difficile pour moi, où j'ai trop envie de jouir, où il faut trouver une autre distance (mentale). Je le dis (cela suffit souvent pour la trouver). Enfin on peut recommencer: tu te branles, je t'encule avec un puis deux doigts pendant que je t'enfile. Tu jouis et moi aussi.

Ensuite je dis qu'on va pouvoir progresser sur cette phase là (de la pénétration), comme on a progressé, mine de rien, pour la première phase (d'excitation), en se parlant et en se guidant. Tu me dis que "oui, oui" ...

 

- Samedi 8 septembre 2007-

On se réveille tôt, on a un peu de temps avant de se lever. Tu me parles de ta nuit, de ta lecture du livre SM "Léa et les ogres", de ce qu'il montre de la bizarrerie de la sexualité "des hommes", du trafic qui s'y opère sur les femmes, leur désir de passer leur femme à un autre, peut-être au moment où se poserait la question de leur propre désir. La violence de ce trafic où la femme est "objectivée", et qui coïncide avec la manière dont les hommes vont travestir, déplacer, taire et finalement mentir leur désir à travers le filtre du fantasme.

Tu associes avec l'idée que c'est peut-être bien cela qui t'a rendu si sensible à la littérature, comme espace où la fiction n'est ni un mensonge ni seulement le "réel", et où peut-être cette frontière entre vérité, mensonge, fantasme et réalité est remis en oeuvre... Je suis très touché par cette idée, où tu rends lisible la question sexuelle et ton itinéraire intellectuel et professionnel...

De mon côté cela me fait réfléchir sur ce que tu dis des hommes. Je propose l'idée que ce qu tu décris est en rapport avec la "nostalgie" qu'ont les hommes de l'origine maternelle, de ne jamais pouvoir comprendre pourquoi ils ont été exclus, non seulement du ventre maternel, mais de l'amour ou de la jouissance maternelle, question qui revient sus la forme de "l'énigme" de la jouissance féminine. C'est cela la castration pour les hommes : non pas de risquer de perdre le phallus, mais de ne pas être une femme et de ne pas en revenir (Freud, comme s'il avait appliqué à la psychanalyse ce qu'il décrit du fonctionnement de l'inconscient, a inversé la question de la castration, en faisant croire (et en se persuadant) que la castration était associée au manque de pénis que l'homme voit chez la femme-mère, alors qu'elle est le signe de la difficulté des hommes à ne pas avoir de vagin et à n'avoir qu'un gros clito, somme toute rudimentaire ... Je dis aussi, par association, que tu devais non seulement me laisser aller au sauna, où je peux être traité comme une femme, comme un "objet", mais même m'engeuler quand je n'y vais pas assez souvent. Je dis qu'il faut enculerles hommes, que c'est par là aussi qu'ils changeraient leurs représentations sexuelles ...

Un peu après, tu me branles, et puis je me mets sur le ventre, et tu m'encules avec un doigt, en disant aussi je crois à ce moment là, qu'il faudra acheter un gode gonflable pour faciliter ce passage.

J'ai très envie de te faire la même chose, mais on n'a pas assez de temps. On s'arrête là, excités tous les deux ... 

 
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