Autobiographie de Catherine A. (Suite ) Imprimer
Chapitre 27 :A quoi servent les petits boulots l’été .

 

Il y a un groupe de copains de la terminale qui part faire de la rando en montagne du côté de Grenoble .On a dix-huit ans , la majorité qui sert pu à rin pisque les élections c’était l’an passé et que question liberté on est dans un entre-deux vous allez voir comme  ! Christophe et moi , on partirait bien ensemble , mais pas avec ce groupe : trop lourd , y boivent pas , y fument pas , y baisent pas , y randonnent ! Alors on fait comme on a pris l’habitude : on ment et on fait comme on veut .Par exemple un samedi ou un dimanche on va à Paris tous les deux au ciné voir un beau film dans une grande salle sur les champs ,les 10 jours qui ébranlèrent le monde ou quelque chose comme ça ,c’est pas compliqué : Christophe raconte à ses parents que c’est les miens qui nous emmènent , et moi pareil , que c’est les siens , et nous deux on va en train , sauf qu’on a pas prévu que le film durait quatre heures et qu’on a failli loupé le dernier tortillard pour C*** .Mais ouf on l’a eu ! Je sais pas où ils ont la tête les parents , d’un côté à nous élever à penser que c’est pas la peine qu’on demande une autorisation qu’on aura pas et de l’autre à avaler tout ce qu’on leur sert sans être trop regardant : l’aurait fallu savoir : soit z’étaient cool et oui j’te fais confiance t’es assez grande fifille pour sortir comme tu veux , soit y m’surveillait mais l’entre deux hypocrite  du style on est des parents vertueux et l’air de rien veillant sur fifille  mais qui gobent tous ses bobards sans sourciller , ça me met en rogne et pour cause , z’allez voir !Et veiller sur fifille , c’était quoi au juste ? sur sa virginité ? son salut ?sa santé ?Je m’demande encore quoi pac’que dans les faits y protégeaient rien de tout ça et s’en souciaient  même comme d’une guigne , c’était l’interdiction par principe , pour la galerie , la bonne conscience , faire comme les autres , mais très grand flou artistique !

Bref , pour les vacances , on a dit qu’on partait avec le groupe , ça on avait droit ! les parents aiment pas avoir l’air trop rétrogrades et si les autres autorisent alors oui  , en fait on part à trois , Christophe , Zabeth et moi .Zabeth , c’est ma meilleure copine qui va pas très bien , elle a eu son bac elle l’année d’avant du premier coup , pas comme moi , mais elle s’est fait avorter aussi un an avant moi , s’est fait mettre en cloque du premier coup , pas de bol ! par un éjaculateur précoce  petite bite : elle a rien senti ! pas de bol ! et le type en question c’était mon amoureux ou soit-disant , le petit salopard qui m’avait fait plus d’une fois le chantage au suicide à cause de mes infidélités et qui avait fait gober à ma meilleure copine qu’en fait c’était elle qu’il avait toujours préférée et que moi j’avais été qu’un pis allé , tout ça pour finalement la mettre en cloque comme un malpropre dans une bagnole  !Bref pas de bol pour moi , pour elle , pas pour lui non plus parce que ça a été la trahison recta , ejecté définitivement le petit Dureux de mes deux .L’était avec une autre greluche du lycée quand il a fini par se buter vraiment celui-là ! Tant mieux qu’on était plus dans son cercle !Qu’ça m’a ni étonnée ni éclaboussée !ça avait dû l’intéresser fameusement de nous faire ce coup là , de tenter quitte ou double de nous brouiller , nous monter l’une contre l’autre , alors qu’elle était de notoriété l’amitié des deux siamoises ! Une fois quand Zabeth sortait encore avec son fumeur de joints très très cool Philippe queuque chose et moi avec le Dureux , on les avaient fait s’embrasser les garçons , à mon avis il s’en était mal remis le Dureux , ç’avait dû être trop trop , c’t ‘affaire !Et ma meilleure ( ?) amie ? devait quand même tricoter un drôle de truc pour aller avec le Dureux s’faire mettre en cloque , elle qu’avait toujours résisté jamais cédé à aucun ou quasi , elle était du genre vierge froide , et à couper les effets de tout le monde par un humour assassin qui vous calme les envies sauce douche froide .Bon , heureusement j’ai travaillé un mois au centre aéré de la sncf en juillet 81 , avec des saletés de petits mioches et un directeur de centre alsacien de soixante et quelques très fier de son nouveau né de quelques mois , classé par moi et mes antennes illico dans ma catégorie gros con gros  porc méfiance ! Avec mes premiers sous je paye son avortement à ma copine , j’y retravaille été 82 au centre , de quoi me payer le mien , vu que si on tient pas à mettre papa maman au courant de nos petites affaires c’est pas remboursé par la sécu et on paye cash .En plus de l’avortement , on va à Paris aux galeries lafayette et je lui paye un petit ensemble pull à manches courtes gilet assorti en laine rose à ma copine , moi je prends un ensemble grenat et des ballerines vernis grenat itou ! Après j’ai toujours un doute si j’aurais pas préféré l’ensemble rose pour moi , c’est pas grave , on se prête pas mal nos affaires , les mecs aussi on se les refile , mais comme pour les fringues , c’est jamais sans petits pincements pas bien clair : qu’est-ce qui s’fricotte par en dessous dans nos petits traffics ?là aussi y m’faudra du temps avant d’commencer à supputer qu’y a pas que d’l’amour d’l’eau fraîche et que partager entre filles et avec une qu’est fille unique mal montée c’est pas évident !

Chapitre 28 : L’été 82 .
Bon , l’année après son avortement au lieu de fréquenter la fac miss Zabeth , elle reste dans son lit , souvent rideaux tirés , elle fait du tricot , de la télé , bref elle va pas bien mais on est trop jeunes pour comprendre avec les mots qui conviennent que c’est pas moins qu’une bonne dépression et qu’elle s’en sort ensuite à peu près mais finalement jamais , puis-je dire vingt ans  après .
Si j’ai raconté tout ça , c’est pour dire que j’embarque ma copine avec moi en vacances , que c’est un peu bizarre comme plan de pas partir avec le groupe où y a quand même quelques lurons pas tristes , pour finalement pas être en amoureux tête à tête avec Christophe mais dans les joies délicates , pleines d’ambiguïtés et de vacheries du trio .Le trio , je connais bien , longue habitude chez moi depuis l’enfance et les triplettes , de partage d’un garçon entre deux filles consentantes et complices, sauf Zabeth la prude , qui n’a jamais partagé et fait avec moi que tenir la chandelle comme on dit : elle , elle baise pas , elle embrasse pas , elle fait des blagues pipi caca .De plus ! si si « de plus » ! non seulement on ment aux parents , mais comme on est des glandus nous voilà avec des billets de train pour Grenoble du même train ou le suivant à dix minutes que les copains avec lesquels on part pas et qu’on veut pas qui nous voient : plan parano , y faut se cacher de tous les côtés pas vraiment détendu comme départ en vacances !
C’est pas maman mais Isa , ma sœur qui déclare que c’est pas tout ça mais qu’y faudrait voir à m’faire prendre la pilule si on me laisse partir en vacances en groupe de jeunes : bref , c’est elle qui demande clarification sur la chose ! qu’on laisse pas la gamine en vadrouille sans s’inquiéter qu’elle tombe pas en cloque ! Z’auraient pu s’réveiller avant ! C’est pas croyable comme les papas mamans sont vaseux question sexualité de leur gosses , du moins les miens , même planning familial militant d’la première heure ! c’est sidérant tout de même ! J’ai toujours pensé que c’était pour le sexe comme pour d’autre bonnes choses , de l’ordre du privilège que ses majestés les deux astres se réservaient pour leur pomme .Z’avaient du mal à partager leurs petites prérogatives , à croire que les enfants servent à ça : à jouir devant eux de ce que eux ont pas droit puisque c’est des enfants : ça doit être meilleur ! là où ça se gâte , c’est quand les enfants  y zont leur dix-huit berges et pu de raison de les priver de tout , enfin si du moment qu’on leur paye leurs études on va encore les tenir un peu !
Du coup on fait charter avec Zabeth , le médecin de famille est pas là , c’est son associé qui nous reçoit , à deux , m’ssieur on voudrait la pilule , il a un filet de bave consolidé entre les deux lèvres , beurk , on voit que ça , on écoute rien et on repart avec ordonnance de pilule à démarrer aux prochaines règles !
On a qu’une tente pour trois ! autrement dit , soit on attend qu’elle dorme ou fasse semblant, soit on dit qu’on fait une sieste et elle , elle chantonne dehors devant la tente et sourit aux voisins de camping d’un air dégagé ! Quand j’y repense , je n’en reviens pas ! pareil ! : ce qui me paraissait normal ne l’est plus du tout du tout , mais qu’est-ce qu’elle foutait là ma copine crampon à toujours être témoin et à me foutre du malaise dans mes plans baise ? Qu’est-ce qu’elle avait au juste ?le syndrome de la zieuteuse voyeuse , baiseuse par procu via bibi ? l’était coincée ? c’est-à-dire ? elle avait peur ? ça l’intéressait pas ? c’était d’m’emmerder qui lui plaisait pardessus tous ? C’est moi qu’étais pas claire ?et qui l’utilisais façon surmoi parce que c’était pas permis d’m’éclater comme ça la preuve mes parents ne m’avaient jamais encouragée sur ce terrain , bien au contraire ? A moins que ça m’ait intéressée d’la faire bisquer et transformer en méga chandelle tu meurs c’est pu une chandelle mais un cierge ? J’crois pas , j’aurais préféré baiser à trois comme déjà tenté avec d’autres !Le problème c’est que Zabeth , elle baisait pas avec les mecs , mais avec moi non plus ! On le savait pas , mais ça coinçait sec alors que moi les filles appétissantes j’étais partante ! elle devait le savoir !Et puis Christophe , il lui plaisait pas du tout , pas son genre , trop gamin , trop petit , pas assez homme , pas assez beau mâle à sexe appeal comme au ciné .Un soir dans une taverne , on a retrouvé le groupe de terminale : tiens vous êtes là comme c’est marrant ! on a bien picolé , on s’est laissées draguées Zabeth et moi par deux autres types dans l’auberge , des trentenaires baba cool .C’est le soir où Christophe s’est mis à fumer ! Il était tellement raide et sûrement pas content du tout que c’est pas une de clope qu’il a fumée mais le paquet .On a accepté qu’ils nous raccompagnent en voiture jusqu’au camping , les deux types nous suggéraient d’aller coucher « le petit » et de repartir avec eux .Quand ils ont vu qu’on rigolait mais qu’on allait pas faire comme ils voulaient , ils nous ont largué tous les trois sur la petite route au milieu de la nuit et il a fallu qu’on tire le Christophe saoul comme une barrique jusqu’au camping à la lumière de notre petite lampe électrique en rigolant comme des andouilles bien entendu !Christophe , m’est avis qu’il a dû êt’e vexé d’être ainsi traité , et pas trop défendu non plus par nous aut’es les deux donzelles , pis qu’il a dû sentir à nouveau mon démon d’aller voir ailleurs qu’il avait déjà eu l’occasion d’expérimenter quand il m’avait attendu alors que  moi je souhaitais pas le voir du tout , au retour d’une après-midi champêtre que je venais de passer avec un autre gaillard de la classe que j’avais pas encore essayé et qui m’avait remmennée dans un petit coin de bois et de campagne où une semaine plus tôt toute la classe ou presque avait picniqué et s’était livré à une bataille de tarte à la crème apportées exprès par les redoublants inventifs pour jouer comme dans les films à la vraie bataille de tartes à la crème ; bon c’était romantique de m’remmener là pour se baisoter par cette chaude après-midi de juin sauf qu’on s’étaient fait attaquer par des moustiques à l’ombre ou qu’on avaient ruisselés au soleil ! Mes piqûres de moustique , ça avait consolé un peu Christophe de sa rage , mais allumé la mienne ! je supportais pas qu’on vienne me surveiller et encore moins qu’on se réjouisse du type le bon dieu t’a punie de mes horribles démangeaisons .
Chapitre 29 : Ma chandelle et mon fiasco .
Zabeth baisait pas , pas avec moi … enfin , ça me fait quand même remonter un épisode gratiné , et d’autres encore …Question chandelle , elle était là , toujours avec son air dégagé , un soir chez François-Pierre , mon premier amant chez qui je repiquais de temps en temps une petite séance de cul .Dans le lit bien large des parents absents , on est tous les trois , et j’crois bien que François –Pierre finit quand même par faire un commentaire désagréable sur sa présence louche et peu participative , limite d’ailleurs d’essayer de couper les effets par des blagues à la con qui distraient là où c’est pas l’moment .Une autre fois , on est dans le lit d’un copain de la classe de François Jounandin : un assez joli guitareux , très grand , homme fait , une jambe dans le plâtre mais ça nous empêche pas de baiser joyeusement tous les deux , avec des variations rythmiques que je trouve très intéressantes : c’est le premier qui me baise lentement lentement à souhait ! et la Zabeth , elle est là , comme mon animal de compagnie , ou comme un chaperon indulgent qui me passe mes fredaines avec une patience infinie et j’insiste , avec le recul , infiniment louche et à double triple ou pire tranchant ,elle est encore tendre peut-être mais elle s’aiguise les crocs la castreuse , peut-êt’ qu’elle hésite encore , et si j’essayais moi aussi d’m’y mettre et d’me vautrer pour jouir , mais ce sera pas ça qui va l’emporter , c’est en vieille fille frigide mais très bio qu’elle va finir l’aguicheuse !
Une fois , on est toutes les deux chez mes parents ,absents , on est même dans leur lit , ce que je fais rarement : la chambre des parents c’est pas forcément les bonnes ondes pour baisouiller et d’habitude , j’hésite prends mes clics et mes clacs ailleurs si j’y suis : je préfère être serrée dans un une place ou même par terre sur la moquette plutôt que d’investir la  chambre papa-maman .Avec Zabeth , c’est pourtant pas désincarné ! on est sans cesse dans la liberté de s’montrer l’une à l’autre , d’échanger tous nos savoirs sur le cul , on s’touche mais toujours dans le pré- , ça dépasse jamais certaines bornes , elle aguiche , elle m’aguiche , peut-être tout comme elle fait des mecs mais sans aller jusque dans la culotte , c’est peut-être parcequ’elle jouit pas , se branler oui oui ça si elle le fait , elle m’a montré comme , mais elle s’frotte des heures sans conclusion , s’faire reluire sans l’feu d’artifice au bout et en arrêtant par abandon du marathon : ça m’a toujours semblé triste , c’est peut-êt’ ça qui l’a rendue  si prudente , si velléitaire , si peu conséquente en matière de plan baise : l’avait pas idée de l’orgasme , du coup elle avait peut-être p’us aucune imagination question pourquoi elle livrerait sa chatte  , ça la flattait pas comme de rester désirable et frustrante !Bon , je sais pas comment qu’c’est venu que je me retrouve dans le lit de papa et maman à lécher ma copine et à guetter si ça lui fait quelque chose ! Elle se met à chantonner !!! C’est quoi ça ??? C’est :  continue à me sucer j’aime bien mais j’vais prendre mon air dégagé ? ou bien c’est : laisse tomber Madame n’y est pas ?Ah , son silence de garce mêlé au cocktail ignoble de boire de la bière en mangeant du chocolat : y a vraiment qu’avant 18 ans qu’on fait ce genre de mélange , m’a laissé une sensation d’écoeurement comme  y a pas !Et pis , on a pas dit un mot de ce qui venait de se passer , ni sur le moment ni plus tard ni jamais ! ma seule tentative de baise avec ma meilleure copine ça a été le fiasco , le malaise gigantesque , le il aurait mieux valu qu’ça arrivât jamais , la débandade , de la castration pur jus ! le risquez plus d’y revenir voir ! l’impression d’êtes sale ou obsédée ou glue ou conne ! Rien d’pire quand vous y êtes allé de bon cœur ! … et j’parle même pas des bonnes manières qui veulent qu’on s’inquiète un tant soit peu d’la réciproque ! J’ai pas l’âme à faire jouir les autres gracieusement sans retour aucun , ni mot ni p’tit baiser et encore moins j’vais m’occuper toi ma chérie à ton tour : c’était quoi ce plan de foutue égoïste : Madame m’accordait sa chatte à sucer comme une grâce : y a eu maldonne ! ou petit renversement dégueu que j’savais pas alors décripter , où on t’fait croire que t’es redevable quand c’est toi la poire ! j’ai rêvé , et j’rêve encore ! ça m’a fichu un coup c’t’histoire , après plus jamais pareil sans que j’m’en soit rendue compte et j’ai filé dans les bras de mon frère et de Christophe au lieu de poursuivre ma vocation de bouffeuse de chatte qui fut lors sévèrement contrariée ! Ah si j’étais tombée sur une jouisseuse du tonnerre !
Chapitre 30 : Catherine et les médecins .
Bon voilà : cet été là , je tombe en cloque !misère !Je vais pas tout raconter de cet été : je me souviens de tout , tous les détails , en masse dont je n’ai rien à faire , qui ne m’intéressent pas parce que j’ai pas l’âme avec version nostalgique quand on appuie sur replay  , alors normal que ça vous intéresse encore moins , j’vous épargne ! la fontaine , la tantine , le coup des parents Perret qui rappliquent avant qu’on ait fait le ménage , le médecin à la Plagne qu’en revient pas d’une gamine de député qui s’retrouve en cloque , une fille de rien , une débile encore il comprendrait mais moi il m’regarde éffaré !Et le tout , à pied , en stop , en train . Et le test de grossesse dans la vallée et le rendez-vous à l’hôpital de Chambéry : non mademoiselle on va pas vous avorter là tout de suite c’est pas comme ça que ça se passe , faudra trouver un autre hosto quand vous serez rentrée de vacances .C’est marrant que je me souvienne de tout plein de détails moi qu’oublie tout , enfin maintenant , enfin ça dépend , là c’est la gravure en trois D : l’été 82 c’est imprimé indélébile !
Alors voilà : y m’ont aspiré le fœtus la veille de ma rentrée en hypokhâgne .A l’hôpital de Creil ! parce qu’à Paris à St Vincent y avait pas de place pour moi avant quelques semaines l’extrême limite des trois mois ,  j’m’suis rabattue sur Creil pour pas qu’ça traîne, mais  où c’était plus risqué que ça se sache , où j’étais morte de trouille que quelqu’un me reconnaisse et aille le dire à mon père ou de croiser ma frangine ou son mec qui y bossaient !Le gynéco qui m’a vue en consult sous X a fait tout son possible le salop pour m’tirer les vers du nez , moi blablabla ma rentrée en hypokhâgne à Paris , nan j’avais pas eu de mention à mon bac puisque les maths j’aimais pas , blablabla , écartez les cuisses , vous savez que vous êtes constipée ? Comment y sait ça celui là ? moi rouge de honte et en rentrant à la maison je me mets les doigts dans le vagin pour tester à mon tour et découvrir comment on sent l’autre côté , le trou du cul merdeux au travers de la paroi : tiens encore un truc de moi que j’connaissais pas ! L’assistante sociale obligatoire : j’lui dis que c’est déjà fait : à Chambéry je me suis tapé la leçon d’une salope qui m’a culpabilisée à mort en me répétant bien que c’était une vie , un bébé que j’allais tuer , la garce , une frigide vieille fille bonne sœur folle à lier et sadique ! là non merci j’ai pas envie de remettre ça , ‘reusement elle est plutôt sympa celle là ,  j’lui ai expliqué tout de go que j’suis la fille du député maire madame aidez-moi que ça se sache pas et elle m’a fait mon dossier sous X sans barguigner et sans me cuisiner .Par contre le jeune médecin qui m’avortait lui , il a débarqué prêt de mon brancard avant l’opération pour les présentations du style je suis pressé exécutez-vous : mademoiselle j’opère pas quelqu’un si je sais pas qui c’est alors vous allez m’écrire votre nom sur ce bout de papier sans discuter ! Evidemment que j’me suis exécutée en le suppliant de rien dire à personne et quand il a vu mon nom il a juste dit : je comprends ! Ah ben oui , il pouvait comprendre une fois qu’il savait le crétin ! Ah ben non c’était pas un sous X de caprice de fillette enfant gâtée , Ah oui y avait d’quoi faire du scandale et emmerder le président de l’hôpital de Creil sa majesté le député pute qu’aimait bien présider son petit hôpital sa petite mairie son petit office HLM et cetera !En tout cas ils avaient les moyens de me faire chier , de me terroriser et de rendre encore plus pénible ce qu’était pas une partie de plaisir !
Quand il a eu mis le tuyau , il m’a prévenu : vous n’allez pas avoir mal , ça sera juste comme quand vous avez des règles douloureuses .J’ai jamais eu de règles douloureuses que j’lui ai rétorqué , et peut-être bien que j’ai pleuré : c’était pas marrant , et avec tout ces adultes dégueus que j’avais rencontrés y en avait pas un qui m’avait vraiment réconfortée : nan , j’avais fait une grosse connerie , c’était pas bien du tout , et maintenant c’était un petit bébé qu’aurait pu vivre si je l’avais voulu qui partait comme ça dans le tuyau !Pas un pour vraiment m’encourager ou me déculpabiliser , pour me dire que j’avais bien raison , que c’était moi d’abord , mes études , mon avenir , ma vie …
Chapitre 31 : Première nuit à Paris !
J’étais rentrée le matin , je suis ressortie le soir , un peu groggy , un nœud dans la gorge ,la chatte dans une culotte d’hôpital avec méga serviette hygiénique ! Christophe m’attendait sur le parking , avec un taxi pour descendre à la gare parce que je savais pas si je serais en état de descendre la côte et de me taper les deux kilomètres . A Paris , première nuit dans ma piaule de Saint-andré des arts , tu parles d’une inauguration , on s’est débarrassé vite fait de ma colloc , la sœur de mon oncle , qui venait d’avoir son Capes , on a fait les enfants de cœur qui vont s’coucher tôt parce que demain c’est la rentrée …J’m’sentais mal , on s’est couchés , et ben ça a été le pompon ! il a essayé d’m’enfiler le Christophe , sans vergogne , pourquoi pas tenter le coup , je saignais encore mais sait-on jamais : ça m’a fait mal alors que je devais espérer que j’arriverais peut-être à trouver du plaisir et à me remonter le moral comme ça .Je lui ai dit : j’ai mal .Et puis j’étais dégoûtée de son peu d’égard .Et ça a été terminé .
Quand je dis :terminé , c’est terminé ! C’est la baise tout entière qu’est passée à la trappe à partir de ce jour : ça a été radical : plus question !Et c’était pas une affaire de tête de mule qui boude de ma part ! non , en vrai ça marchait plus ! dès qu’il m’enfilait sa queue j’avais mal l’horreur , comme si ç’avait été une lame de couteau sa petite queue raide de queutard , alors fallait ressortir , ça marchait plus , j’avais la chatte plus d’accord , qui voulait plus rien savoir et qui faisait la grève illimitée : ça a duré quinze ans .